sur la route

Prisonnière du silence,
J’aurais voulu reculer
L’aube me pousse vers le départ.
J’ose avancer, j’arrive,
Que le monde vienne à ma rencontre!
Je prie pour qu’il me suive
L’appel des distances s’entend
Du haut des cimes
Du monde lui-même
Je m’en débarrasse
S’il me fait obstacle.
Il faut que je fasse passer
Ces prières à l’air frais
Auprès des fleurs
Des fenêtres et des portes,
J’arrive à te dire qui je suis
Qui es-tu vraiment?
Sur ce chemin que je vais prendre,
Un minuscule point se profile
De plus en plus proche
Qui commence à te ressembler…



l’étranger

Pour toi étranger, inconnu
oui toi que je n’ai jamais vu, toi dont je ne sais rien
sais-tu seulement ce que je peint ?
J imagine le ciel sans nuage noir
j’imagine la terre sans desespoir
je dessine les couleurs de la vie
celles que l’on a toujours fuit
de peur de les admirer,
de peur d’être touché…
Oui toi bel inconnu, sais-tu seulement ce que j’ai vécu ?
J’ai connue la peur et le malheur
J’ai connue l’abandon
Le mensonge, la trahison
J’ai aussi connue les rires et les beaux sourires
Mais l’amour en sois, ça je ne connais pas.
Toi étranger que je connais si peut
Apprend moi a peindre en bleu les cieux
Ou alors c’est toi qui les dessineras
Avec les couleurs de l’arc-en ciel
Me donner de nouveau le gout de vivre et d’aimer
Main dans la main continué sur un autre chemin……..



Jamais revu

Il est entré, il a souri.
J’ai su qu’il bousculait ma vie.

C’était le soleil et le vent
qui enivraient mon coeur d’enfant.

C’était l’oiseau et le nuage
qui affolaient mon coeur en cage.

C’était l’orage et la rivière
qui délivraient mon coeur de pierre.

C’était le ciel et la tempête
qui soulevaient mon coeur en fête.

C’était la chance et l’imprévu,
celui que je n’attendais plus.

C’était tout ça, je n’ai rien dit.
Il a souri, il est sorti.

je ne l’ai jamais revu



SANS FIN

Un matin, la femme en eut assez. (Ce qui n’était pas la première fois d’ailleurs). Elle s’approcha du dos de l’homme, qui tapait des codes sur son ordinateur, et elle soupira d’une voix lasse : « J’en ai assez, assez de toi ».

L’homme-tronc ne se retourna pas. (Jamais il ne se retournait).

« J’en ai assez, assez, et tu le sais, tu sais que je ne t’aime plus » répéta la femme -elle avait des sanglots dans la voix.

« C’est comme tu veux », dit l’homme, toujours sans se retourner « Je peux dormir sur le canapé. »

Et il continua, continua à faire autre chose.

Alors la femme, calmement, alla dans la salle de bain. Elle prit ce qui lui tomba sous la main et elle brisa le miroir.

On ne sait pas comment cette histoire se termina. Je pense qu’elle ne se terminera jamais : cela se déroule en enfer

L’enfer de cette vie éternelle, rien ne terminera comme dans un conte de fée.



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