Effets des dessins animés sur les enfants …

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En discutant aujourd’hui avec une amie sur les effets négatifs des dessins animés sur les enfants j ai eu l’idée de demander de l’aide a une spécialiste et voila le résultat je le partage avec vous afin que certains parents qui ne connaissent pas peu être cet effet tiennent compte en laissant leur enfants pendant des heures devant la télé sans faire usage au contrôle parental, et qui peuvent les aider dans leurs relations avec leurs enfants en commençant par leur expliquer certaines choses importante dans la vie quotidienne.

bonne lecture, :)

Geneviève DJENATI est psychologue clinicienne et psychothérapeute chargée de cours à l’Université de Paris V. Elle est aussi l’auteur du livre La psychanalyse des dessins animés sorti en octobre 2001 et réédité en février de cette année aux éditions L’Archipel.

Elle nous parle de l’impact qu’il soit positif ou négatif des dessins animés, sur la petite enfance, sur l’imaginaire des enfants,et sur l’enfance face aux images. Ainsi les parents devraient réfléchir sur ce qu’ils transmettent à leurs enfants. Michel OCELOT le réalisateur de Kirikou et la sorcière, qui a travaillé beaucoup sur les effets de l’image.

N’oublions pas qu’un enfant ne distingue pas réalité et fiction. C’est d’autant plus surprenant que le graphisme sépare la réalité de la fiction. En fait plus l’enfant est jeune et moins il distingue son monde interne du monde externe. Petit à petit en grandissant la distinction entre réalité et imaginaire se fait, cependant l’amalgame peut continuer à exister notamment lors des cauchemars que font certains enfants. Ces cauchemars les réveillent, pourtant ils continuent à avoir la certitude que les événements arrivés dans leurs rêves se sont vraiment passés. Même si vers 4 ans ce genre d’amalgames est moins fréquent, la frontière imaginaire/réelle reste fragile. Cette confusion entre la réalité et ce qu’il s’imagine peut entraîner un traumatisme profond.

L’auteur a cité l’exemple de l’enfant qui voulant imiter Superman s’est jeté dans le vide du haut d’un immeuble. Aussi, il ne faut pas sous estimer le pouvoir de l’image.Serge TISSERON auteur du livre : Enfants sous influence a fait une étude sur les adolescents. Il ressort de cette étude que ce qui angoisse le plus les jeunes sont les actualités télévisées et … les dessins animés. Je pense que cela peut s’expliquer par le lien étroit qu’entretient l’enfant avec l’image dessinée. Un enfant lorsqu’il fait des dessins, il se raconte une histoire, il anime le dessin dans sa tête, lorsque les dessins sont formés de plusieurs éléments sans lien, les un à coté des autres, c’est un élément de diagnostic. Les dessins animés touchent donc quelque chose de très profondément ancré dans notre inconscient. Il correspond à quelque chose de souhaité très fort : faire bouger les images. Malheureusement lorsque l’on est déséquilibré ou fragile, les dessins animés peuvent alors être néfastes, aggravant l’état de confusion de celui qui les regarde.

Trop souvent, les parents ne remplissent plus le rôle d’accompagnateur qu’ils avaient lorsqu’ils racontaient ou lisaient une histoire à leurs enfants. En effet l’enfant sait très vite se servir de la télécommande de la télé ou du magnétoscope, il n’a donc plus besoin des parents pour qu’on lui raconte une histoire. Malheureusement beaucoup de parents se complaisent dans cet état de fait et transforment la télévision en baby-sitter tout en la montrant du doigt et la rendant responsable de tous les maux de la société. La télévision n’a pas pour rôle d’éduquer leurs enfants à leur place, tout comme l’école ne peut pas à se substituer au rôle éducatif des parents. Lorsque les parents lisaient une histoire, ils n’avaient pas qu’un rôle de conteur comme le magnétoscope, ils remplissaient sans en avoir toujours conscience plusieurs autres rôles. Tout d’abord le fait de choisir l’histoire à raconter est déjà un rôle parental. Ils se devaient de connaître le contenu et vérifier si l’histoire était en adéquation avec l’âge de l’enfant et les valeurs que l’on veut lui inculquer. Peu de parents se demandent si les dessins animés que regardent leurs bambins correspondent bien à la tranche d’âge qui est la leur. A leur décharge, il est vrai que les chaînes de télé ne leur facilitent pas non plus la tâche. Il serait souhaitable qu’avant le début de l’épisode l’on précise quel est l’âge minimum requis pour le dessin animé qui va être diffusé. Mais le rôle des parents ne se fait pas qu’en amont. L’avantage du conte, c’est qu’ils connaissaient l’histoire et par conséquent pouvaient répondre aux questions que se posent les enfants face à celle-ci. Les parents doivent dans la mesure du possible regarder les dessins animés avec leur progéniture et surtout rester à l’écoute des enfants une fois que le dessin animé est terminé. Car c’est bien au travers de la discussion avec les adultes qu’ils peuvent progresser. Cependant je trouve que le DA au contraire de la BD rendent l’enfant passif, par exemple lorsqu’on nous raconte une histoire où que nous en lisons une, nous recréons et animons les personnages de ce monde imaginaire. Les DA à succès comme Blanche neige nous imposent le visuel du personnage, si bien qu’il nous est impossible par la suite d’imaginer une Blanche neige autre que celle du film de Disney.

Il est effectivement tout à fait souhaitable d’avoir plusieurs niveaux de lecture, un des autres avantages, c’est que cela rend le programme beaucoup plus familial. Visionner des dessins animés avec les enfants n’est par conséquent plus un effort pénible. Cela favorise donc les échanges entre parents et enfants.

L’émotion même triste doit exister, elle permet à l’enfant de s’extérioriser, elle est donc souhaitable tout dépend de la tranche d’âge visée et de la forme que revêt cette tristesse. Par exemple je pense que la mort ne doit pas être un sujet traité avant 8 ou 9 ans. Mais la tristesse peut-être évoquée sous la forme de l’absence, notamment l’absence de la mère.

L’émotion peut effectivement être source de réflexion, le Capitaine Nemo, Nadia peuvent permettre à l’enfant de réfléchir donc de mûrir. Mais attention, tout est une question de dosage. Dans le cas de Nadia, cela peut marcher parce que la série n’a pas que quelques épisodes tristes. S’il n’y avait que des épisodes aussi durs, cela peut être traumatisant. L’avantage d’avoir quelque fois des fins qui sont autre chose que des « happy end » permet de mettre le doute chez l’enfant. Les séries qui se veulent intéressantes s’appuient sur le doute et le suspens, car il ne sera plus jamais sûr que l’épisode ne se terminera pas mal, même si 90% d’entre eux se terminent bien.

Certains ont durement critiqué Dragon Ball Z notamment au travers d’une expérience qui consistait à montrer à une classe d’enfants ayant environ 8 ans une OAV « Le père de Sangoku ». sachant que DBZ se destine surtout à un public pré-adolescent voir adolescent. De plus le thème de cet OAV étant l’éradication d’une planète entière.Dragon Ball Z a un impact néfaste sur de jeunes enfants qui pouvaient acheter cette cassette. Il faut faire comprendre aux parents que ce n’est pas parce que leurs enfants regardent un DA que c’est sans conséquence sur eux. C’était une mise en garde pour que les parents prennent conscience du rôle de sélection qu’ils doivent avoir. La meilleure preuve du danger que représente cette série c’est qu’elle a été interdite par le CSA.

Cette série peut être une source d’angoisse importante pour l’enfant, autant au travers de l’impact auditif, des bruits violents comme les déflagrations, que des images qui par une succession très rapide peuvent perturber. Les personnages foncent vers l’écran créant un mouvement de recul chez les plus jeunes qui sont impressionnés. Je ne pense pas qu’il faille enlever tout ce qui fait peur des DA, mais juste connaître l’état d’esprit de l’enfant qui le regarde et surtout son âge. Par exemple sur DBZ, l’approche frontale rapide que nous venons d’évoquer est très perturbante pour les jeunes, c’est très facile à repérer avec les bébés qui au visage d’un étranger les approchant de face sont effrayés. Il faut les aborder de profil et attendre qu’ils tournent la tête. C’est pourquoi je trouve Kirikou et la sorcière très adaptée aux plus jeunes car les personnages sont souvent de profil.



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